Dermite séborrhéique, médecine clinique, épidémiologie, COVID-19 et la recherche dermatologique selon D. Costagliola

La dermite séborrhéique a été décrite pour la première fois en 1887 à une époque où la fumée de tabac a commencé par envahir les lieux publics. Cette maladie de la peau affecte actuellement entre 3 et 5% de la population. Alors que les glandes sébacées ont été jugées responsables de cette réaction à la fin du 19ième siècle, des mesures quantitatives de sébum égales dans deux groupes avec et sans DS ont montré un siècle plus tard que cette origine n’était pas soutenable scientifiquement: https://www.bernardsudan.net/les-sels-de-la-mer-morte-comme-nouvelle-approche-pour-le-traitement-de-la-dermatite-seborrheique/

Une recherche observationnelle en médecine clinique m’a permis de résoudre l’étiologie de ma dermatite séborrhéique familiale en impliquant l’haptène nicotine de la fumée de tabac active et passive à l’origine de cette maladie de la peau. Or, une récente étude épidémiologique cherchant à trouver les facteurs à l’origine de cette réaction montre toutes les difficultés de cette discipline à découvrir l’étiologie d’une telle maladie face à la médecine observationnelle beaucoup plus ciblée et permettant ainsi de progresser rapidement: https://www.medicaljournals.se/acta/content/abstract/10.2340/00015555-3661

Résumé des auteurs:

« Les patients présentant des poussées de dermatite séborrhéique ont été comparés à des patients externes témoins observés au cours de la même période dans une étude cas-témoins, et à eux-mêmes en rémission dans une étude cas-croisés. Tous les patients ont consulté le même dermatologue. Au cours de la période à l’étude, 189 cas et 189 témoins ont été inclus dans l’étude cas-témoins, et 81 cas dans l’étude cas-croisement. Une analyse multivariée a été effectuée. Les résultats des études cas-témoins étaient les suivants : antécédents de consommation de tabac (rapport de cotes (RC) 2,2 (intervalle de confiance à 95 % (IC) 1,1-4,6)), conflit en tant que différend au cours du dernier mois (RC 10,6 (IC à 95 % 1,0-114,3)), consommation régulière d’alcool (RC 10,2 (IC à 95 % 2,0-52,6).), et un niveau de stress plus élevé au cours du dernier mois (RC 8,2 (IC à 95 % 3,4-19,9)). Les résultats de l’étude de cas croisés étaient les suivants : niveau de stress plus élevé au cours du dernier mois (CP 4,5 (1,7-12,2)), association à la limite significative pour un niveau plus élevé de consommation d’alcool (CP 5,4 (0,8-34,9)). Ces facteurs de risque pour les poussées de dermatite séborrhéique doivent être pris en compte soigneusement dans la gestion quotidienne de la dermatite séborrhéique. »

Dans leur conclusion, les auteurs de cette étude ne permettent pas d’avancer scientifiquement puisqu’ils n’étudient pas la réaction clinique avec l’histologie notamment pour découvrir les cellules impliquées dans cette réaction de la peau, les mastocytes tissulaires à la base des glandes sébacées alors que l’histamine a été mesurée depuis plus de dix années sur la peau. Ensuite l’anamnèse (interrogatoire préalable à tout examen clinique) est l’élément crucial qui au contraire m’a permis de résoudre rapidement mon allergie familiale me permettant également de découvrir un traitement simple et peu coûteux avec les sels de la Mer Morte. https://www.bernardsudan.net/dead-sea-salts-as-a-new-approach-for-the-treatment-of-seborrheic-dermatitis/

On peut aussi noter en conclusion que de telles études épidémiologiques ont montré leurs limites et leur inefficacité lors de la crise COVID19 alors que la médecine observationnelle était beaucoup plus rapide pour trouver l’étiologie de la maladie et traiter les patients avec des traitements précoces comme l’hydroxychloroquine et l’azithromycine : https://www.imrpress.com/journal/RCM/22/3/10.31083/j.rcm2203116

Bernard Sudan

Ex Chef de laboratoire en toxicologie et pharmacologie LabHead Ciba-Geigy, CIBA, Novartis, Bâle, 1975-2006 Research Nicotine as a hapten in seborrheic dermatitis, The Lancet, British Medical Journal, British Journal of Dermatology, Food and Chemical Toxicology, "Nicotine and Immunology" in Drugs of Abuse and Immune Function Ronald R. Watson ed. https://www.dermiteseborrheique.net https://www.bernardsudan.net/ https://www.youtube.com/channel/UCeQB3vdsKeZU-E0zORZr0vQ?view_as=subscriber https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/110720/dermite-seborrheique-et-fiasco-de-la-recherche-en-dermatologie https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/170818/de-1887-2020-l-effondrement-du-dogme-de-la-dermite-seborrheique