Vers l’élucidation des interactions des molécules de l’Artemisia annua visant l’inhibition principale de la protéase du SRAS-CoV-2 pour le traitement de la COVID-19

Une récente recherche publiée dans Frontiers in Medicine a permis d’avancer vers l’élucidation des interactions des molécules de l’Artemisia annua pour inhiber la protéase du SARS-CoV-2 dans le traitement de l’infection COVID-19: https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmed.2022.907583/full

Les chercheurs de plusieurs pays dont le Nigéria, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et le Brésil ont réussi à partir de 168 molécules d’Artemisia annua à isoler une molécule, la rhamnocitrine ayant le potentiel le plus élevé pour inhiber la principale protéase du SARS-CoV-2, suivi par deux autres molécules l’isokaempferide et du kaempferol.

« En conclusion, sur 168 composés bioactifs d’Artemisia annua ayant fait l’objet d’un dépistage d’activité inhibitrice possible contre la principale protéase du SRAS-CoV-2, la rhamnocitrine présentait l’affinité de liaison la plus élevée, suivie de l’isokaempferide et du kaempferol. Les trois composés, comme le ligand standard, ont occupé le site actif de Mpro, où ils ont interagi avec d’importants résidus d’acides aminés comme HIS 41, ASN 142, CYS 145, et GLU 166, entre autres. La rhamnocitrine s’est révélée stable, avec un mode de liaison unique dans le site actif de la protéine tout au long de la simulation. Les trois composés sélectionnés possèdent un profil ADMET favorable et aucun d’eux n’a montré la tendance à l’hépatotoxicité, la cancérogénicité, la mutagénicité, la cytotoxicité et l’immunotoxicité. Par conséquent, ces composés d’Artemisia annua pourraient faire l’objet d’études expérimentales et d’autres développements dans des médicaments pour le traitement du SRAS-CoV-2. »

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FIGURE 2. Vue 3D de l’interaction moléculaire de (A) K36, (B) Rhamnocitrin, (C) Isokaempferide et (D) Kaempferol avec la protéase principale SARS-CoV-2.
FIGURE 6. Interactions moléculaires de la rhamnocitrine avec la protéase principale du SRAS-CoV-2 à partir de l’arrimage d’ajustement induit.

Bernard Sudan

Ex Chef de laboratoire en toxicologie et pharmacologie LabHead Ciba-Geigy, CIBA, Novartis, Bâle, 1975-2006 Research Nicotine as a hapten in seborrheic dermatitis, The Lancet, British Medical Journal, British Journal of Dermatology, Food and Chemical Toxicology, "Nicotine and Immunology" in Drugs of Abuse and Immune Function Ronald R. Watson ed. https://www.dermiteseborrheique.net https://www.bernardsudan.net/ https://www.youtube.com/channel/UCeQB3vdsKeZU-E0zORZr0vQ?view_as=subscriber https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/110720/dermite-seborrheique-et-fiasco-de-la-recherche-en-dermatologie https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/170818/de-1887-2020-l-effondrement-du-dogme-de-la-dermite-seborrheique