Vaccins, mort subite du nourrisson et « décodage » du Monde

À la lecture d’un récent « décodage » du Monde concernant le possible lien temporel entre vaccination et mort subite du nourrisson (MSN), on est surpris immédiatement par l’utilisation d’un style péremptoire du titre assurant le lecteur innocent de la certitude absolue de la sentence émanant d’un « journaliste » n’ayant jamais prouvé ses hautes compétences dans des revues médicales de haut niveau…

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/08/23/non-les-vaccins-ne-sont-pas-responsables-de-la-mort-subite-du-nourrisson_5501947_4355770.html

En effet, l’histoire de la médecine nous montre qu’il faut avoir beaucoup de temps et d’humilité pour pouvoir tirer des conclusions définitives.

Un exemple typique des années 50 concerne le vaccin contre la poliomyélite qui contenait de la pénicilline, molécule très sensibilisante à l’origine de nombreux cas de réactions anaphylactiques (chocs, urticaire et œdème de Quincke) montrant ainsi une expérience à grande échelle sur des êtres humains :

https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/170319/quand-la-penicilline-se-retrouvait-dans-le-lait-et-les-vaccins

En conséquence, il convient donc d’avoir une position intermédiaire et de ne pas porter des attaques ad hominen contre certains médecins et grands chercheurs donnant leur avis éclairé suite à leur grande expérience de cliniciens, disqualifiant ainsi celui qui en a été à l’origine.

D’abord il est risqué d’utiliser des statistiques très antérieures à l’introduction des 11 vaccins obligatoires (à partir du 1er janvier 2018 en France) en comparaison avec les 3 vaccins obligatoires avant cette date, une évidence même pour des étudiants en journalisme.

Afin d’éclairer objectivement le lecteur, je voudrais montrer comment il est nécessaire de reprendre la source originale d’une publication scientifique:

https://academic.oup.com/cid/article/61/6/980/451431

pour bien analyser les résultats publiés ce que le « journaliste » amateur a oublié de faire car n’appuyant pas son dossier sur des faits précis et ayant l’obsession d’attaquer des sites internet qui le dérangent. Ainsi dans l’obstination, le risque majeur est le ridicule.

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On apprend donc que «cependant, des décès associés temporellement peuvent survenir après la vaccination» !

En lisant bien la suite, nous avons la sentence pour les enfants vaccinés avec plus d’un vaccin…pour information depuis le 1er janvier 2018, nous en sommes à 11…en France et l’étude porte sur les années 1997-2013 aux USA :

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Ce qui est clair en anglais et encore plus clair en français… : « Causes de décès les plus courantes parmi 1244 rapports d’enfants, syndrome de mort subite du nourrisson (n = 544 [44%]), pour les déclarations de décès d’enfants, 79,4% ont reçu> 1 vaccin le même jour ».

Par respect pour les parents ayant perdu leur enfant dans les 24 heures suivant une vaccination, n’importe quel journaliste décent éviterait de colporter n’importe quoi et je plains sincèrement ses employeurs privés qui ne font malheureusement pas partie d’une presse totalement indépendante comme Mediapart ou le Canard Enchaîné !

Nous pouvons aussi noter l’hypocrisie des auteurs de cette publication qui concluent à une absence d’effets secondaires alors que la réalité des faits les contredit:

« Conclusions.No concerning pattern was noted among death reports submitted to VAERS during 1997–2013. The main causes of death were consistent with the most common causes of death in the US population.

« Conclusions. Aucune tendance inquiétante n’a été constatée parmi les rapports de décès soumis à VAERS entre 1997 et 2013. Les principales causes de décès correspondaient aux causes de décès les plus courantes dans la population américaine. »

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