Relation causale entre l’allergie et la dermatite séborrhéique: deux chercheuses russes confirment mes travaux de 1978 !

Alors que je publiais dès 1978 l’étiologie allergique de ma dermatite familiale ressemblant à une dermatite séborrhéique, une allergie à l’haptène nicotine de la fumée de tabac active et passive, deux chercheuses russes Anna A. Barilo et Svetlana V. Smirnova viennent de publier leurs résultats montrant définitivement le lien entre l’allergie et la dermatite séborrhéique en étudiant 40 patients atteints de ce syndrome dermatologique : https://bulletin.tomsk.ru/jour/article/view/4806/3221

En utilisant des tests allergiques spécifiques et notamment le test cutané, ces chercheuses ont étudié 40 patients âgés de 15 à 59 ans. Les principaux allergènes alimentaires ont été les œufs de poule ainsi que les céréales avec une incidence de sensibilisation polyvalente aux allergènes alimentaires de 40%. De plus, de nombreux patients atteints de DS avaient une grande proportion d’allergies aux pollens, notamment graminées et poacées. Une haute incidence d’allergie aux poussières de maison, notamment les acariens Dermatophagoides pteronyssinus a été détectée ainsi que Candida albicans pour les allergènes fongiques. Aussi, ces chercheuses considèrent que les nombreuses réactions allergiques des patients atteints de DS sont un facteur de risque pour développer cette réaction cutanée au visage mais sans préciser l’allergène spécifique qui induit cette réaction au visage comme je l’ai publié et alors que cette réaction est décrite depuis 1887 à une époque où la fumée de tabac a commencé par envahir les lieux publics ! Jean-Paul Escande de la Clinique Tarnier de Paris publia mon observation de l’efficacité de ma crème de cromoglycate de sodium et me confia ensuite qu’il ne pourrait pas continuer comme il l’aurait souhaité sans oublier Alain de Weck de l’Inselspital de Berne (Suisse) qui après avoir confirmé mes résultats me demanda de retirer mon premier manuscrit accepté par la Revue Française d’Allergologie pour « publier ensemble ». Face à mon refus et à la publication pirate d’un éditeur parisien peu scrupuleux ayant eu mon manuscrit entre les mains, ce chercheur ne donna plus signe de vie…Alors cette découverte dérange vraiment du monde allant du lobby du tabac au lobby pharmaceutique avec les dermatologues préférant avoir des millions de patients à traiter ? La période actuelle semble nous donner raison !

J’avais déjà franchi le pas en 1978 en isolant rapidement l’haptène nicotine à l’origine de ma dermatite familiale ce que trois laboratoires internationaux avaient confirmé avec plusieurs tests allergologiques : patch-test réalisé par l’auteur sur son avant-bras, intradermo réaction ensuite, test de dégranulation des basophiles humains, anaphylaxie cutanée passive et détection des IgE spécifiques par le RAST. L’utilisation d’une crème de cromoglycate de sodium en 1980 et ensuite les sels de la Mer Morte en dermo-pain et crème hydratante ont permis de neutraliser cette réaction sans avoir recours à des topiques corticoïdes hasardeux et aux nombreux effets secondaires : l’Europe et les USA ont oublié de chercher la véritable cause de cette maladie de la peau en favorisant le traitement des symptômes sans étiologie précise préférant avoir des millions de consultations avec prescription infinie au détriment de la santé des patients !

Bernard Sudan

Ex Chef de laboratoire en toxicologie et pharmacologie LabHead Ciba-Geigy, CIBA, Novartis, Bâle, 1975-2006 Research Nicotine as a hapten in seborrheic dermatitis, The Lancet, British Medical Journal, British Journal of Dermatology, Food and Chemical Toxicology, "Nicotine and Immunology" in Drugs of Abuse and Immune Function Ronald R. Watson ed. https://www.dermiteseborrheique.net https://www.bernardsudan.net/ https://www.youtube.com/channel/UCeQB3vdsKeZU-E0zORZr0vQ?view_as=subscriber https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/110720/dermite-seborrheique-et-fiasco-de-la-recherche-en-dermatologie https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/170818/de-1887-2020-l-effondrement-du-dogme-de-la-dermite-seborrheique