Histoire de la dermite séborrhéique: la lutte finale !

La dermite séborrhéique a été décrite pour la première fois à la fin du dix-neuvième siècle, précisément en 1887, par un dermatologue de Hamburg, P.G. Unna (1) à une époque où la fumée de tabac commença par envahir les lieux publics.

Unna était persuadé que l’hyperproduction des glandes sébacées était responsable de la réaction inflammatoire rouge observée.

En 1903 le dermatologue anglais Pringle (2) note la rareté de cette réaction (Rare seborrheide of face) dans un article du British Medical Journal.

On doit savoir que la fumée de tabac n’est pas encore très répandue et que le flot des cigarettes ne va envahir l’Europe qu’après la première guerre mondiale avec l’arrivée des troupes américaines en Europe.

Les dermatologues donnent alors un nombre impressionnant de synonymes à cette réaction sans pouvoir réellement la traiter ce qui sera le cas pendant tout le vingtième siècle : une aubaine pour l’industrie pharmaceutique et cosmétique…

Il fallut attendre 1982 pour que des chercheurs britanniques(3) mesurent le taux de séborrhée chez les patients atteints de dermites séborrhéiques et les personnes ne présentant aucune réaction au visage. Le taux de séborrhée était le même dans les deux groupes et ainsi nous avons été baladés pendant un siècle avec une théorie qui ne tenait pas la route tout simplement parce que les dermatologues imposaient cettte théorie.

Mais les dermatologues ne lâchèrent pas prise en continuant à soutenir en parallèle une théorie microbienne avec l’agent Pityrosporum (4) qui est en fin de compte un agent saprophyte commun à toutes les peaux du visage. On retrouve ainsi la période pasteurienne avec des agents infectieux à l’origine de tous nos maux.

A cette même époque et depuis 1978, j’ai publié ma théorie allergique de la dermite séborrhéique (5) en utiiisant toute une batterie de tests allergiques (recherches d’anticorps allergiques IgE dirigés contre le tabac, anaphylaxie cutanée passive avec le tabac et la nicotine en présence de sérum de patients atteints de cette réaction et surtout test de dégranulation des basophiles humains de Jacques Benveniste avec l’allergène tabac et l’haptène nicotine couplé à une protéine porteuse HSA) démontrant ainsi l’implication des mastocytes tissulaires et des basophiles sanguins à l’origine des réactions érythémateuses et inflammatoires.

Je soutenais d’autre part que la dermite séborrhéique était apparue à une époque où la fumée de tabac avait envahit les lieux publics alors qu’aucun dermatologue ne fut assez malin pour voir cette évidence. Il faut dire que certains dermatologues fumaient en étant persuadé que la fumée de tabac ne provoquait rien et surtout pas la fumée de tabac passive.

Les mastocytes tissulaires ainsi que les basophiles sanguins impliqués dans cette réaction libèrent des médiateurs de l’allergie et les symptômes observés sont le résultat de cette dégranulation (6).

Les dermatologues sont face à de multiples contradictions en soutenant leurs théories absolètes, notamment en continuant à prescrire des corticoïdes locaux contre l’hyperproduction de « séborrhée » qui n’existe pas… ou des crèmes à base d’anti-fongiques comme le kétoconazole dont les propriétés anti-leukotriènes donc anti-allergiques ont été prouvées depuis longtemps.

En conclusion, il s’agit maintenant de mener les investigations nécessaires pour montrer l’influence du tabac et de la nicotine sur le développement de cette réaction allergique (6), d’informer les personnes atteintes de dermites séborrhéiques: [http://www.dermiteseborrheique.fr/] (7) et d’autre part d’utiliser des produits à base de sels de la Mer Morte (pain dermatologique et crème: [http://www.lhda.fr/] pour confirmer l’étiologie allergique de la dermite séborrhéique après plus d’un siècle de pseudo théories sans fondements scientifiques. La recherche concernant l’efficacité des sels de la Mer Morte est en cours de développement sans les « chercheurs » de la dermatologie.

(1) P.G. Unna: das seborrheische Ekzem, Monatsheft für praktische Dermatologie, 1887, 6, 827.

(2) J.J. Pringle: Rare seborrhoide of face. British Medical Journal, 1903

(3) J.L. Burton and R.J. Pye : Seborrheoa is not a feature of seborrhoeic dermatitis. British Medical Journal, 1983;286:1169-1170

(4) P.W. Belew: Sabouraud and Rivolta were right – Seborrheic dermatitis is microbial, Cosmetics & Toiletries, 1981, 96, 25-28

(5) B.J.L. Sudan: Contribution à l’étude du rôle allergénique de la fumée de tabac. Le tabac: un allergène, la nicotine: un haptène, Allergie et Immunologie, 1978, 36-54.

(6) B.J.L. Sudan and J. Sainte-Laudy: Nicotine and Immunology in « Drugs of Abuse and Immune Functions », pages 113-123, 1990, Ed. R.R. Watson, CRC Press, Boca Raton, USA

(7) [http://www.dermiteseborrheique.fr/]

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