Dermite séborrhéique et fiasco de la recherche en dermatologie !

Comment est-il possible qu’un syndrome dermatologique comme la dermite séborrhéique décrit pour la première fois en 1887 ne soit pas encore résolu ?

J’ai particulièrement étudié cette maladie de la peau affectant plusieurs membres de ma famille depuis environ 50 années face à l’inertie de ceux qui auraient dû m’aider, les dermatologues ! Je vais donc résumer l’exemple d’un fiasco total en dermatologie en montrant comment les solutions novatrices peuvent perturber plusieurs lobbies, celui du tabac, celui de l’industrie pharmaceutique et évidemment les dermatologues qui maintiennent le statu quo…pour avoir des patients !

1887: première description d’une dermatite faciale en impliquant les glandes sébacées…car plus nombreuses en histologie au niveau du visage ! Coïncidence de l’époque, la fumée de tabac commence par envahir les lieux publics…

1887-1978: Traitements aléatoires avec notamment à partir des années soixante les corticoïdes locaux et leurs effets secondaires notoires.

1978: Ma première publication démontre une allergie à l’haptène nicotine dans la fumée de tabac passive. Pour la petite histoire, mon père fumait un cigare tous les dimanches et avait une dermatite au visage….comme résumé dans mon livre « Vers une solution de la dermite séborrhéique »:

1980 : Je démontre l’efficacité d’une crème de cromoglycate de sodium qui stabilise les mastocytes tissulaires en publiant dans Cutis (Paris), crème jamais mise sur le marché pour laisser les corticoïdes locaux en prescription continue:

1983: Des chercheurs anglais mesurent le taux de séborrhée qui est le même chez des patients avec ou sans dermite séborrhéique :

1986 : Les dermatologues doivent changer leur fusil d’épaule et basculent vers une pseudo théorie datant aussi du début du vingtième siècle d’une infestation par le champignon pityrosporum au niveau des zones de dermite « séborrhéique » alors que l’équipe anglaise de Faergemann démontre que le succinate de lithium (Lithioderm) n’a aucune activité contre pityrosporum…

1987 : Le kétoconazole, un anti-fongique est efficace pour bloquer cette réaction…, pseudo argument que je bloque rapidement car le kétoconazole est un anti-leucotriène donc un anti-allergique confirmant mes travaux de recherche en allergologie:

2010 : Je découvre l’efficacité des solutions à base de sels de la Mer Morte montrant une autre solution efficace, peu coûteuse et sans effets secondaires notoires :

2012 : Des chercheurs découvrent la présence d’histamine au niveau du cuir chevelu de patients atteints de dermite séborrhéique confirmant mes travaux de recherche en allergologie :

2016: Publication dans le British Journal of Dermatology par des chercheurs brésiliens de l’absence d’efficacité du kétoconazole contre pityrosporum :

2018 : Surprise à Sarajevo, un patient atteint de « dermite séborrhéique » réagit fortement par prick-test avec la nicotine, sans oublier le premier cas de choc anaphylactique décrit par Karrenberg en 1928, les rashs au visage après mâchage de chewing gums à la nicotine, les réactions dermatologiques avec les patchs à la nicotine et les chocs anaphylactiques avec le vaccin anti-nicotine en phase préclinique !

2020: Alors on sort du tunnel…. et on en finit avec les lobbies !

Bernard Sudan

Ex Chef de laboratoire en toxicologie et pharmacologie LabHead Ciba-Geigy, CIBA, Novartis, Bâle, 1975-2006 Research Nicotine as a hapten in seborrheic dermatitis, The Lancet, British Medical Journal, British Journal of Dermatology, Food and Chemical Toxicology, "Nicotine and Immunology" in Drugs of Abuse and Immune Function Ronald R. Watson ed. https://www.dermiteseborrheique.net/ https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/170818/de-1887-2020-l-effondrement-du-dogme-de-la-dermite-seborrheique https://wordpress.com/view/www.bernardsudan.net