Basophiles et mastocytes dans la pathogenèse de la COVID-19: les médecins haut-savoyards avaient raison !

Récemment des médecins haut-savoyards ont été mis en cause par le conseil de l’ordre départemental des médecins (CDOM74) pour avoir recommandé des anti-histaminiques en phase initiale à des patients atteints de Covid-19 depuis fin 2020: https://www.francesoir.fr/societe-sante/medecins-haute-savoie-antihistaminiques-conseil-de-lordre

Or, une publication d’octobre 2021 dans la revue Cells leur donne raison car les basophiles et les mastocytes jouent un rôle crucial dans la pathogénèse de la COVID-19: https://www.mdpi.com/2073-4409/10/10/2754/htm

« Les basophiles semblent jouer un rôle actif dans la réponse immunitaire au SRAS-CoV-2. En fait, une réponse immunitaire adaptative coordonnée au SRAS-CoV-2 est amplifiée par les basophiles. On a observé que la quantité de basophiles est plus faible pendant la maladie aiguë par rapport à la phase de rétablissement et que le degré de cet appauvrissement est un déterminant important de la réponse anticorps au virus. En outre, les mastocytes, présents en grande quantité dans les cellules épithéliales nasales et pulmonaires, participent à la première réponse immunitaire au SRAS-CoV-2. Leur activation entraîne un syndrome hyper inflammatoire par la libération de molécules inflammatoires, en participant à la « tempête de cytokines » et, dans une plus longue période, induisant la fibrose pulmonaire. Les données de la littérature suggèrent que les comptes basophiles peuvent être utiles comme outil de pronostic de la COVID-19, puisque leur réduction est associée à un pronostic plus mauvais. Les mastocytes, d’autre part, représentent une cible thérapeutique possible pour réduire l’inflammation des voies respiratoires caractéristique de la phase hyper aiguë de la maladie. »

En conclusion, les auteurs concluent que « dans ce contexte, les mastocytes peuvent prendre part à l’état pro-coagulant typique des patients atteints de la COVID-19 en libérant des VEGF-A pro-angiogéniques, de l’histamine et du facteur de nécrose tumorale.α, conduisant ainsi à l’activation endothéliale dans les septa alvéolaires enflammées et à la formation subséquente de fibrine par l’activation des voies de coagulation extrinsèques et intrinsèques.« 

L’indication des antihistaminiques était donc logique en phase précoce dans cette pathologie et le conseil de l’ordre des médecins se ridiculise une fois de plus en soutenant le lobby pharmaceutique qui veut absolument éviter tout traitement précoce afin de favoriser une thérapie génique expérimentale en phase III aux risques considérables, montrant ainsi son faible niveau scientifique et son absence d’éthique en méprisant le serment d’Hippocrate contrairement aux documents publiés sur son site internet: https://www.conseil-national.medecin.fr/medecin/devoirs-droits/serment-dhippocrate

Bernard Sudan

Ex Chef de laboratoire en toxicologie et pharmacologie LabHead Ciba-Geigy, CIBA, Novartis, Bâle, 1975-2006 Research Nicotine as a hapten in seborrheic dermatitis, The Lancet, British Medical Journal, British Journal of Dermatology, Food and Chemical Toxicology, "Nicotine and Immunology" in Drugs of Abuse and Immune Function Ronald R. Watson ed. https://www.dermiteseborrheique.net https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/110720/dermite-seborrheique-et-fiasco-de-la-recherche-en-dermatologie https://blogs.mediapart.fr/bernard-sudan/blog/170818/de-1887-2020-l-effondrement-du-dogme-de-la-dermite-seborrheique https://www.bernardsudan.net/ https://www.youtube.com/channel/UCeQB3vdsKeZU-E0zORZr0vQ?view_as=subscriber