Fumée de tabac passive et dermatite atopique chez le chien

Une récente étude publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology par l’école nationale vétérinaire de Maisons-Alfort démontre l’influence de la fumée de tabac passive sur le développement de la dermatite atopique chez le chien:

D. Ka, G. Marignac, L. Desquilbet, L. Freyburger, B. Hubert, D. Garelik, S. Perrot. Association between passive smoking and atopic dermatitis in dogs. Food and Chemical Toxicology 01/2014; 66:329–333

Certaines études avaient déjà montré le lien entre la fumée de tabac passive et la dermatite atopique de l’enfant mais aucune étude n’avait encore été publiée concernant l’éventuelle implication de la fumée de tabac passive chez le chien.

Dans cette étude vétérinaire, 161 chiens ont été observés en notant l’exposition à la fumée de tabac passive de leurs propriétaires.

Les auteurs concluent que les chiens atteints de dermatites atopiques sont exposés à une importante quantité de fumée de tabac passive dans leur environnement quotidien chez leur propriétaire.

Cette étude confirme mon observation originale de 1975 concernant le rôle d’haptène de la nicotine dans la fumée de tabac passive et le développement d’une dermite séborrhéique familiale publiée en 1982…dans la revue Food and Chemical Toxicology, la même revue citée en référence concernant l’observation des chiens exposés à la fumée de tabac passive:

B J Sudan. Passive smoking: nicotine, a hapten. Food and Chemical Toxicology, 1982: 20(5):629.

J’avais noté à l’époque qu’en inhalant passivement de la fumée de tabac, les membres de ma famille et moi-même développions une réaction de la peau au visage, plus rapidement si nous avions respiré de la fumée passive de cigare dont le taux de nicotine est plus élevé. J’avais confirmé mon observation en me testant sur l’avant-bras avec une macération de feuilles de cigares (1975) ainsi qu’avec un test intradermique très dilué de feuilles de tabac Institut Pasteur (1/100.000); nous avions de plus détecté des anticorps allergiques avec mon sérum (IgE spécifiques feuilles de tabac, SB Lehrer, New Orleans, USA) et tous les tests de dégranulation des basophiles humains (TDBH de Benveniste) étaient très positifs ce qu’Alain de Weck avait confirmé à l’Inselspital de Berne avec un autre test, l’anaphylaxie cutanée passive en 1978.

Je décrivais à l’époque une « dermatite atopique familiale »…et pas encore une « dermite soit-disant séborrhéique »:

Sudan BJL : Contribution à l’étude du rôle allergénique de la fumée de tabac. Le tabac : un allergène, la nicotine : un haptène, Allergie et Immunologie, , 1978, 10, 36-54.

http://www.dermiteseborrheique.net/