Hommage posthume de Luc Montagnier à Jacques Benveniste

Pourquoi cet hommage si tardif alors que l’on attendait Luc Montagnier et ses collègues (Axel Kahn, Jean-Paul Escande, la liste est longue!) en juin 1988 et spécialement durant les années quatre-vingt dix…spécialement lors des attaques indécentes de Georges Charpak. Sans oublier Marcel Francis Kahn, le rhumatologue qui a prescrit des Coxibs…contre les rhumatismes avec les effets secondaires que l’on connait (Vioxx, Prexige, Celebrex, etc.).
Dans l’affaire actuelle du brevet déposé en premier par Bruno Robert, il ne faut pas oublier un fait majeur d’une importance primordiale: Jacques Benveniste avait appelé Bruno Robert en tant que directeur de recherche en remplacement de Didier Guillonet.
Luc Montagnier n’était pas présent aux côtés de Jacques Benveniste à ce moment-là.
Il y a une bataille ouverte entre le savoir encyclopédique de ceux qui sont passés dans le cycle officiel de la science et le savoir intuitif de certains chercheurs autodidactes…La première tendance essaie de passer sous silence les travaux de la seconde tendance. Avec internet, ces manoeuvres ne marchent plus !
En 1977, j’ai eu l’expérience d’un professeur de médecine suisse qui me proposait de retirer mon manuscrit soumis à une revue et de publier « ensemble »…J’ai décliné sa proposition…et maintenant le rôle d’haptène de la nicotine démontré par le test de dégranulation des basophiles humains de Jacques Benveniste est admis partout. La fumée de tabac passive est interdite dans tous les lieux publics, trente années après ma première publication ! Et la dermite séborrhéique « sans séborrhée » décrite en 1887 est apparue pour la première fois à cette époque lorsque la fumée de tabac a envahit les lieux publics. Qu’ont fait les dermatologues pendant tout ce temps: ils ont prescrit des corticoïdes locaux en traitant symptomatiquement sans étiologie précise. Et en cas d’acné des corticoïdes, une bonne cure de tétracyclines. Merci pour l’industrie pharmaceutique.
Le décryptage du génome humain qui devait tout résoudre n’a rien résolu: « in girum imus nocte et consumimur igni », « nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes lentement consumés par le feu » (dixit Guy Debord).
Vive la biologie numérique!